Le talent caché de Jérome Petazzoni, Tinkerer Extraordinaire chez Docker : de l’art du code à la musique

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Le concours du geek qui a la plus grosse en général c’est : “j’ai eu mon premier Amstrad quand j’avais 3 ans”, ou encore “j’ai découvert Internet en 1992″, des trucs du genre. Clairement, Jérôme, c’est à l’âge de 6 ans que les bits et les octets ont commencer à le travailler, alors que pour d’autres, ce sont les dents qu’ils commençaient à perdre.

Mais point de ce jeu-là avec Jérôme. C’est un esthète, qui ose pousser le verbe jusqu’à parler de l’art du code, ou du code comme un art. Il y a bien de la musique d’ascenseur, pourquoi à l’inverse ne pas considérer le code comme un art ? Quand on voit certains écrans avec toutes ces lignes de programmation multicolores, on n’y comprend sûrement rien, mais il est possible d’y voir des formes. Pas moins abstrait que certaines oeuvres abstraites…

 Colors

Mais il peut se permettre ces comparaisons, Jérôme. Non pas du fait qu’il soit un Tinkerer Extraordinaire, ce qui ne veut pas dire grand chose pour le commun des mortels, d’ailleurs. Non, il peut se le permettre, parce que c’est aussi un artiste, Jérôme. C’est un musicien. Un musicien qui a trouvé plaisir dans le parallèle de son métier, qui l’amène à prêcher la Docker parole à travers les continents et dans l’exploration des instruments de musique de toute sorte. Et on va les compter ensemble.

10 ans de piano, depuis l’âge de 6 ans, ça vous forme un musicien. Rompu aux exercices de solfège, qu’il a enfin fini de comprendre à force de travailler les notes sur différents instruments, ça ne lui suffisait pas. Explorer les containers de logiciel, base de construction du lego de sa startup, c’est sa nouvelle pratique, mais bien avant cela, il y eut une liste impressionnante d’instruments qu’il a découvert, visiblement avec gourmandise et curiosité. Faire du piano, c’est bien, mais l’orgue, ça a quel son ? En voilà 2.

Le hasard d’une vie vous met des fois sur le chemin d’une guitare basse, et cela va devenir son 3e instrument, et l’un de ses préférés. Ne vous étonnez pas de le trouver en train de faire un jam quelque part dans un des lieux musicaux de San Francisco, il adore ça ! Ensuite, passer de la guitare basse à la guitare à 12 cordes, il n’y a pas un grand pas à sauter, il faut bien soigner la rythmique et les soirées au coin du feu. Ça fait 4.

Le hasard des vacances vous met parfois sur le chemin d’un saxophone alto. Enfin un instrument à vent, qui vous rappelle vos souvenirs d’écoles, et la fameuse flûte (ça fait 6), un peu plus compliqué pour souffler et boucher les trous, mais quel son !

Le hasard d’un don familial, ça vous fait hériter d’un harmonica. Ce rectangle si bluesy et si subtil à manipuler afin de trouver les sons qui vont bien, dans une certaine forme de courbes de souffle qui vous crée des notes sucrées ou salées. De l’harmonica à l’ocarina, il n’y a qu’un pas. Et ça fait 8, tant pis pour la rime.

Le hasard d’un séjour à Prague, ça vous fait gratter un ukulélé. Le premier qui me dit que c’est comme une guitare, c’est qu’il n’a jamais essayé. 9.

Un musicien vous manque ? Point de batteur ? Que nenni, voici Jérôme Petazzoni. La rythmique, on vous dit ! et de 10 !

Attendez, je vous ai gardé le dernier pour la fin. Quel est l’instrument le plus technologique de tous ? Le plus incroyable ? Le plus improbable ?

Celui qui a dit le violon sort. Non, il y a mieux. Ça…

 Thérémine

Vous l’aurez tous reconnu : le thérémine.

Inventé dans les années 20 par un certain Lev Sergeyevich Termen, dit Leon Theremin, Russe de Saint-Petersbourg qui a vécu quasiment centenaire, le thérémine est un des plus anciens instruments de musique électronique. “Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l’instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste. Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la hauteur de la note, en faisant varier sa distance par rapport à l’antenne verticale. L’antenne horizontale, en forme de boucle, est utilisée pour faire varier le volume selon sa distance par rapport à la main gauche.”. Merci Wikipedia. Regardez plutôt…

Ça en vaut bien 10 pour un seul, de savoir jouer de cet instrument, mais ça fera tout de même 11. C’est tout Jérôme, ce thérémine, une discipline poussée dans son schéma a priori le plus abstrait, mais en fait, tout simple. Tout comme Docker, qui veut vous simplifier le monde du World Wide Web, si fragmenté, un morceau d’Over the Rainbow sur thérémine, c’est toute la magie de la technologie au service de l’humain et de l’émotion.

Merci Jérôme Petazzoni, l’homme aux 11 instruments. Le voici aux commandes d’un Power Point à Londres pour en savoir plus sur le rôle d’un Tinkerer Extraordinaire chez Docker.

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