Pierre-Olivier “Pod” Dybman, le tech français de Montréal

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Plus habitué à l’écosystème et à la culture montréalaise, c’est pourtant à Paris que Pierre-Olivier/Pod a décidé de créer ses deux entreprises ; mais il s’apprête à “retourner aux sources” en y emportant l’une des deux.

Il nous parle de son parcours, et de son approche des deux écosystèmes séparés de quelques petits milliers de kilomètres.

Je suis Pierre-Olivier, on m’appelle souvent “Pod” (pas une référence à Apple, juste mes initiales !). Avec mes associés Baptiste et Loïc, j’ai fondé deux entreprises : Humanoid, une entreprise de media qui édite notamment le site Frandroid.com, qui est la première audience francophone sur l’écosystème Android ; et Sidereo, qui accompagne les plus grosses entreprises dans le virage des technologies nomades.

Humanoid est basé à Paris, et Sidereo aussi pour le moment, mais le 7 septembre 2014, on ouvre les bureaux de Sidereo à Montréal.

Quel est ton parcours ?

J’ai fait une école d’ingénieurs qui s’appelle l’École Centrale d’Électronique. Ma spécialité est les systèmes embarqués “grand public”. Tout ce qui était militaire, ça m’intéressant moyennement, je trouvais ça plus cool de regarder quel genre d’appli on pouvait faire pour changer le quotidien des gens, via le téléphone qu’ils ont dans la poche.

Pourquoi Montréal ?

D’abord, il y a une relation personnelle entre Montréal et moi, j’y ai passé trois ans et demi.

Aussi, je cherchais un endroit où il y a un peu moins de contraintes, culturelles comme administratives, sur les débuts d’une entreprise. J’aime bien considérer qu’il y a un loyer pour une entreprise, qui contient le loyer des bureaux, mais aussi tous les frais administratifs et fiscaux. Il y a un côté culturel aussi : c’est compliqué, quand tu construis quelque chose et que tu ne sais pas si ça va réussir, d’entendre toujours “de toute façon, ça ne va pas marcher”. C’est toujours important de remarquer les problèmes, c’est un peu délicat quand on ne remarque que ça.

On aurait bien aimé s’installer en province, mais comme on a une activité essentiellement B2B du côté Sidereo, ça aurait été un peu délicat, même si ça aurait répondu complètement au cahier des charges.

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Un conseil ?

Je pense qu’il faut bien se rappeler ce qu’est un doute, et comment ça se lève.

Autant sur le fait de créer son entreprise, et changer de pays, beaucoup de gens me disent “j’aimerais bien, mais j’ose pas, c’est difficile”. Déjà, on a pas de doute si on n’est pas intéressés, et qu’on ne se pose pas de questions. Et ensuite, un doute, ça ne se lève que d’une seule façon : en essayant.

Il n’y a pas forcément besoin de beaucoup de choses. Créer un entreprise en France, c’est un peu de paperasse pendant deux semaines, attendre des réponses administratives, ça prend un euro de capital, c’est pas bien compliqué. Changer de pays, c’est peut-être un peu plus compliqué, mais faire une pause de 3 mois dans sa vie, et trouver un logement temporaire, un petit boulot, ça permet de lever des doutes, et 3 mois dans une vie, c’est pas grand chose.

Qui interviewer ?

Je te conseillerais bien de rencontrer Olivier Mermet qui travaille à Pages Jaunes Canada, une entreprise très “papier”, dans laquelle il essaie de tirer tout le monde vers des solutions beaucoup plus technologiques.

Pour contacter Pod: Google+.

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