Raodath Aminou: la révolution du commerce est en marche

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OptiMiam : le nom de sa startup nous donne déjà envie de connaître qui se cache derrière. Une personne avec les pieds sur terre dotée d’un enthousiasme pour dix et d’une grande détermination. Comme son projet, d’un bon sens absolu. En aidant les commerçants à vendre à temps leurs excédents alimentaires, Raodath invente probablement sans le savoir le commerce responsable ultra connecté. A 24 ans, il est facile de parier que Raodath ira loin.

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Bonjour Raodath, peux-tu te présenter en 140 caractères ?

Ok ! Je m’appelle Raodath Aminou, j’ai 24 ans je suis entrepreneure en train de lancer ma startup Optimiam après avoir travaillé de 2011 à 2013 dans la finance en tant que Business Analyst chez Edmond de Rothchild. J’ai commencé un Master Innovation et Economie Numérique à Polytechnique  que je suis en train d’achever. Donc je suis une étudiante entrepreneure!

Parle nous d’Optimiam?

Optimiam c’est une place de marché qui connecte les commerces de proximité aux consommateurs autour d’eux afin de vendre à temps leur stock de produits frais. C’est du win-win commerçants-consommateurs. C’est à la fois bon pour le portefeuille et pour la planète. Tout le monde y gagne. J’ai eu l’idée pendant que je faisais mes courses, il y avait un corner sushi qui accostait les passants à la fin de la journée pour proposer ses produits à moitié prix. Du coup ca m’a intéressée et je me suis rapprochée du traiteur qui m’a expliqué sa problématique. Il préférait vendre à moitié prix que de jeter les sushis à la fin de sa journée.

Comment as tu intégré le digital à cette idée ?

Je suis complètement digitale ! Je pense et je vis digital. J’ai demandé au traiteur s’il existait un moyen d’avertir ses clients à l’avance plutôt que de les accoster sur le moment. D’autant plus que j’habite au sixième étage sans ascenseur ! Il m’a répondu que non. J’ai donc immédiatement pensé que le digital pouvait répondre à cette problématique.

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Comment se passe le développement d’Optimiam depuis 8 mois?

Au départ j’ai fait une études de marché pendant 3 mois environ. Puis au mois de mars j’ai participé au Startup Week-End de Polytechnique. Je suis allée pitcher et j’ai réussi à convaincre une dizaine de profils différents. J’y rencontré Alexandre Bellagemon associé en charge du Business Development, qui a eu à cœur de relever avec moi le défi de réduire le gaspillage alimentaire.

Comment fais-tu pour la partie technique ?

J’ai rencontré sur mon chemin au Camping un 3ème associé Mikael Labrut. On a démarré une application mobile qui sera disponible à partir du mois d’octobre.

As-tu des concurrents ?

On a découvert un concurrent américain via la veille presse que l’on fait. Il se lance en même temps que nous courant octobre, donc on verra. Le but pour nous c’est de valider le concept en France puis de le développer à l’international.

Pourquoi avoir fait plusieurs concours et Startup Weekend?

On n’en fait jamais assez ! Ce sont toujours des pitchs qui permettent d’être à l’aise sur scène. Je recommanderais d’en faire minimum deux par mois ! Ca ramène de la visibilité sur ton concept, ça permet d’avoir des feedbacks, de rencontrer des personnes et d’être à l’aise. Il y a aujourd’hui beaucoup d’entrepreneurs qui gèrent mal leur stress. Les idées garages que l’on développe en catimini ça ne marche plus aujourd’hui !

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Tu as un blog, qu’est-ce que cela t’apporte ?

Sur Les Aventures d’Ola, j’ai pas mal de retour de personnes en CDI pas très épanouies dans leur travail mais qui ne peuvent pas se permettent d’arrêter pour cause de contraintes financières. Je leur réponds que le tout n’est pas d’arrêter mais de savoir pourquoi on veut arrêter et ce que l’on veut faire derrière. Ces personnes m’ont donné beaucoup de soutien et vivent à travers moi ce qu’elles ne peuvent pas faire pour le moment.

Un conseil à donner ?

Il faut se lancer et ne pas avoir peur de l’échec. Il ne faut surtout pas garder son idée pour soi ! Il faut en parler le plus possible et rencontrer le plus de gens possibles pour être sûr de ne pas aller droit dans le mur. Le petit bonus : si on est étudiant ou en fin d’études c’est le bon moment pour entreprendre car on a pas de charges, pas de risques et on est habitué au niveau de vie d’un entrepreneur !

La prochaine personne à interviewer ?

Francis Nahm il lance Sidemash le réseau social du Live

Pour contacter Raodath: Linkedin

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