Steve Marx, Developer Advocate @ Dropbox

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À l’instar de beaucoup d’expatriés français à San Francisco, Steve n’est pas arrivé il y a bien longtemps, et est encore en phase de découverte de l’écosystème de la Silicon Valley. Après une longue carrière à Seattle chez Microsoft, il est devenu le premier Developer Advocate de Dropbox il y a moins d’un an.

Il nous raconte son parcours et ses découvertes…

Je suis Steve Marx, je suis Developer Advocate chez Dropbox, situé à San Francisco.

Quel est ton parcours ?

Je suis allé à l’école à Rochester, NY, où il neige beaucoup, (c’est la caractéristique principale de Rochester, il y neige beaucoup), j’avais beaucoup de temps chez moi pour étudier l’informatique, j’ai obtenu un diplôme en informatique, de l’université de Rochester. De là, je suis allé à Seattle, pour travailler pour Microsoft pour près de 10 ans.

J’ai fait cette transition, j’ai démarré assis dans un bureau tout seul à écrire du code, pour de plus en plus sortir pour aller parler aux développeurs partout. J’ai quitté Microsoft pour une petite startup que j’ai montée avec un ami, juste nous deux ; et quand ça s’est un peu tassé (on existe toujours, mais…), j’ai décidé qu’il était temps de trouver un vrai boulot ! Je suis venu à Dropbox, et depuis que je suis là, moins d’un an, j’ai ce type de rôle tourné vers l’extérieur, de Developer Advocate.

Qu’est-ce qui est cool dans le fait de travailler à Dropbox ?

Travailler à Dropbox a été une suite de surprises, de choses que je ne savais pas, parce que mes expériences précédentes étaient Microsoft, qui a à peu près 100.000 employés, et ensuite une startup de deux personnes, où on était dans le sous-sol de mon ami, et on écrivait du code ensemble. Je n’avais jamais été dans une startup de la Silicon Valley en phase avancée ; quand j’ai commencé l’année dernière, il y avait environ 280 personnes, et maintenant il y a plus de 800 personnes, je crois.

À Dropbox en particulier, il y a une culture collaborative et ouverte ; ça s’applique partout, par exemple dans la manière dont on est installés, c’est totalement ouvert, des rangées de bureaux, les uns à côtés des autres, tout le monde se parle ensemble tout le temps ; mais aussi jusqu’à la manière dont on designe les produits, on fait des revues, c’est très collaboratif, tu trouveras rarement “le” gars qui décide ça, c’est plutôt “voila le groupe de gens qui ont surtout travaillé là-dessus”, beaucoup de gens participent, bien sûr des décisions doivent se prendre, mais il y a cette énergie ; si tu as une bonne idée, tu rejoins la conversation, tu donnes ton idée, et tu aides à lui donner forme.

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Des conseils ?

Les gens viennent souvent me voir pour demander des conseils pour leur carrière : ”Est-ce que je devrais essayer ce rôle ? J’ai été développeur tout ce temps, mais je veux en apprendre plus sur le marketing, ou je veux faire de la gestion de produit alors que je suis plutôt un designer, etc.” Beaucoup de gens viennent me demander si je trouve que c’est une bonne idée, les avantages et inconvénients, et j’ai développé une certaine philosophie autour de ça, qui est plutôt générale, mais s’applique bien à la tech.

Il y a ces 3 piliers :

  • Le produit sur lequel tu travailles, la chose que tu construis ;
  • Ton travail au quotidien, ton rôle. Par exemple, je travaille sur l’API à Dropbox, c’est mon produit ; et mes contributions quotidiennes, ce n’est pas le code de l’API, j’écris des exemples, des billets de blog, etc. Ça, c’est le contenu de ce que je fais.
  • Et la troisième pièce de ce triangle, c’est les gens avec lesquels je vais travailler. Au moment où je décide ce que je vais faire, je dois me demander si ce sont des gens avec qui j’ai envie de passer du temps tous les jours, est-ce qu’il me donnent de l’énergie, m’aident dans mon boulot, etc?

Ces trois-là sont importants, et parfois sont en conflit, donc mon conseil, c’est toujours : avant de regarder ce job auquel tu penses, ce changement, lequel de ces 3 est le plus important pour toi, quel est le deuxième, quel est celui sur lequel tu peux le plus faire de compromis ? Et je m’aperçois que pour la même personne, ça change au fur et à mesure de leur carrière.

Et je pense que c’est ok ! Dans la culture de San Francisco, changer de job, changer d’employeur, changer d’équipe tout le temps, il n’y a pas vraiment de pénalité pour ça ; dans certaines industries, on donne plus d’importance à la loyauté à l’équipe ou à un employeur qu’ici. Je pense que c’est juste la manière dont les gens vivent ici, ils s’attendent à changer de job, c’est très facile, tu connais déjà quelqu’un là-bas, … Et je pense que c’est ok de décider : “c’est ce que je voulais avant, mais ce n’est plus ce que je veux maintenant, et je vais repenser à tout ça”.

Je pense que ça bouge lentement un peu partout, mais ici à San Francisco, c’est déjà à cet extrême, personne ne s’attend à quoi que ce soit, c’est toujours sympa de dire que tu parles à d’autres gens, mais personne ne t’en veut d’avoir quitter l’équipe, et d’aller travailler même pour un compétiteur, personne ne s’attendait à quoi que ce soit d’autre, tu allais travailler ici aussi longtemps que tu aimais ton job ici, et au moment où ce n’est plus le cas, tu allais partir trouver autre chose. Et je pense que c’est plutôt sain, je ne sais pas ; ça a ses hauts et ses bas, mais je pense que dans l’ensemble, c’est une approche agréable, et ça rend plus claire la relation employeur-employé, plus honnête, et ouverte de manière rafraîchissante. Je pense que c’est une bonne chose.

Qui devrait-on interviewer ?

Quelqu’un qui est intéressant à interviewer (je me rends service à moi-même, mais seulement un petit peu)… Je fais un podcast environ tous les mois, on n’est pas très réguliers, avec un gars qui s’appelle John Sheehan. J’apprécie tellement de faire des interviews avec lui qu’on fait un postcast ensemble aussi souvent qu’on peut. C’est un gars intéressant, et parce qu’il a travaillé dans pas mal d’endroit dans la vallée, et il a lancé sa propre boîte, je pense qu’il a une bonne perspective sur ce qu’est la Silicon Valley, ce qu’est San Francisco comme lieu où travailler. Je pense qu’il est vraiment intéressant à interviewer… Passez-lui un coup de fil !

Pour le contacter : Twitter.

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